Swimrun Côte Vermeille : à un mois de l’événement, à la découverte de sites iconiques

Publié le 19/05/2022

Dans un mois, le 18 juin prochain, plus de 1 100 participants sont attendus pour cet événement atypique entre terre et mer, au fil d’un parcours à couper le souffle. Parmi les 5 courses au programme, la plus prestigieuse – l’Ultra Ötillö, de 63,3 km – permettra de découvrir ou redécouvrir certains des plus beaux sites du littoral des Pyrénées-Orientales. Visite guidée avec les organisateurs, Sylvain Rousselat et Oliver Serra.

Lever de soleil au Cap Cerbère

Une impression de « bout du monde ». C’est là, sur ce pic rocheux qui domine fièrement la Méditerranée, que les concurrents lanceront leur aventure. « L’endroit est très intimidant, assure Sylvain Rousselat. On y perçoit les montagnes de l’Espagne, les montagnes des Albères (la partie orientale des Pyrénées). Le Cap Cerbère est balayé par les vents, il n’y a rien ». Les concurrents ont le temps, encore, pour admirer ce « panorama exceptionnel » et voir le soleil se lever progressivement. La tension y est palpable : bientôt, 63,3 km seront à parcourir, en binôme, entre running (trail) et nage en eau libre.

Le littoral comme grand théâtre

Les participants passeront ensuite par l’hôtel du Belvédère du Rayon Vert, un bâtiment en forme de paquebot qui domine la baie de Cerbère. Ensuite, direction le littoral où chaque foulée permet d’admirer un peu plus les paysages et la nature environnante.. Puis la baie de Cerbère, l’arrivée à Banyuls-sur-Mer, la majestueuse plage du Fontaulé au cœur de ville et ses arcades. Place ensuite au site classé de l’Anse de Paulilles qui abrite une ancienne usine fabriquant de la dynamite. « Protégé par le département des Pyrénées-Orientales et le Conservatoire du littoral, c’est un site préservé à la faune et à la flore très riche ».

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Le Cap Béar, un point de vue unique

Il faudra gérer la fatigue, le changement de température entre l’eau et la terre et enchainer encore. Le parcours serpente jusqu’au Cap Béar et son phare majestueux de granit rose qui défie l’océan. « Il domine les alentours, surplombe le paysage à plus de 50 mètres de l’eau et offre une vue imprenable sur toute la baie », souligne Olivier Serra.

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Port-Vendres et Collioure, à chacun son histoire

Entre les sentiers escarpés, les criques et le plein de nature, les concurrents retrouvent aussi les villes, leur agitation et les curieux dont les encouragements seront d’intarissables sources de motivation. Ce sera le cas à Port-Vendres où les sportifs longeront le port, le poumon de la ville, « un des rares à être à la fois dédié à la plaisance et aux commerces ». Puis Collioure, le château royal et ses remparts ainsi que la chapelle Saint-Vincent.

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La Tour Madeloc, une vue époustouflante

Ensuite, la route s’élèvera à nouveau. Il faudra redoubler d’effort pour atteindre la Tour Madeloc (Une), cet édifice de pierre qui surplombe la baie. Arrivé en haut, même à bout de souffle, le panorama est exceptionnel. « Il s’agit du point culminant de l’épreuve (654 mètres d’altitude) et le plus difficile d’accès mais la vue qui s’étend sur toute la plaine au Nord comme au Sud, est époustouflante. »

Argelès-sur-Mer, au bout de l’envie

Bientôt, c’est Argelès-sur-Mer qui fera face aux athlètes. La cité balnéaire renforce la perspective d’y arriver enfin, de lever les bras et de savourer le bonheur d’être allé au bout. Alors que la répétition des efforts se fera sentir chaque fois un peu plus, ils débarqueront sur la plage du Racou, l’impression d’un autre bout du monde, avec sa grande étendue de sable caressée par les flots. Bientôt, c’est le port qui s’éveille et qui commence à s’agiter que les concurrents traverseront. Le défi s’achève avenue Charles Trenet à proximité de la plage centrale, dernier clin d’œil de la nature aux aventuriers du Swimrun Côte Vermeille.

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Un parcours « varié, complet », au cœur de zones protégés

Tout au long du parcours, les concurrents traverseront six sites Natura 2000, le parc naturel marin du Golfe du Lion, la réserve naturelle marine de Cerbère-Banuyls, deux aires marines éducatives, des sites préservés par le conservatoire du littoral et d’autres classés au patrimoine historique « Nous avons voulu tirer la quintessence de chaque endroit afin d’augmenter la beauté du tracé, souligne Sylvain Rousselat. Chaque tronçon est différent, la nature change… Il était primordial qu’il soit le plus varié et le plus complet possible afin de créer une réelle polyvalence et une densité d’endroits uniques et atypiques ». Il n’y a décidément pas de meilleur décor pour relever un défi physique aussi hors-norme.

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EN QUELQUES CHIFFRES

  • 5épreuves
  • 7e édition
  • 1100 concurrents
  • 32 nationalités représentées
  • 10 ans (l’âge du plus jeune, 70 ans (l’âge du doyen)
  • 200 bénévoles (120 pour la partie terrestre, 80 pour la partie aquatique)
  • 38% de femmes parmi les participants
  • 72% des concurrents ont entre 25 et 49 ans
  • 79 département français représentés
  • 20% des participants sont licenciés de laFédération de Triathlon,10% de laFédération de Natation (FFN),10% de laFédération d’athlétisme (FFA)et les sportifs confirmés ou amateurs non affiliés à une fédération.