« Le faux gras c’est la France » : Peta propose au Cifog de financer des formations de production végane

Publié le 19/05/2022

Marie-Pierre Pé, déléguée générale du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras, nous communique sous le titre « « Le faux gras c’est la France » : Peta propose au Cifog de financer des formations de production végane », avec prière d’insérer :

« L’association offre une solution aux éleveurs dont l’activité a été sévèrement impacté par la grippe aviaire

Alors que la grippe aviaire a sévi en France depuis de longs mois, résultant en des abattages massifs et des pertes économiques désastreuses pour les éleveurs de palmipèdes, Peta propose de financer la reconversion professionnelle des employés de la filière du foie gras. L’association a écrit au Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), invitant ses membres à se former à produire du faux gras, version végétale du plat traditionnel français, activité qui serait avantageuse pour les professionnels de la filière, les consommateurs et les animaux, et qui éviterait également la possibilité d’une pandémie dévastatrice made in France.

« Face à une situation qui se reproduit année après année, il est aujourd’hui plus clair que jamais que la filière doit s’adapter et anticiper », peut-on lire dans la lettre de Peta. « C’est pour cela que notre association propose de financer une formation pour les éleveurs d’oies, de canards ou tout autre professionnel de votre filière qui souhaiterait entamer une reconversion vers un métier sans cruauté et sans potentiel pandémique, par exemple la production de faux gras. »

Peta, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour notre nourriture », rappelle que la cruauté est inhérente à la production de foie gras. Des oies et des canards passent les dernières semaines de leur vie à être gavés par de longs tubes en métal enfoncés dans leurs gosiers qui déversent directement dans leur estomac une énorme quantité de céréales afin de déclencher une stéatose hépatique – leurs foies deviennent malades et gonflent jusqu’à 10 fois leur taille normale. La grippe aviaire fait des ravages en France depuis plusieurs années. Il s’agit du quatrième épisode touchant l’Hexagone, particulièrement le Sud-Ouest, depuis 2015, et les producteurs décrivent cette année « une crise d’une violence jamais connue ». Depuis 2000, plus de 122 millions d’oiseaux ont été abattus dans notre pays pour tenter d’enrayer la propagation de la maladie. Alors que des cas humains de grippes aviaire ont été recensés au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en Chine, il faut craindre que le virus ne mute et devienne transmissible entre humains et il est ainsi plus que jamais urgent de mettre fin à cette industrie dangereuse et cruelle.

Heureusement, des alternatives voient le jour, et permettent de respecter la tradition gastronomique française, sans faire souffrir personne. La Bonne Foi de Marie-Sophie L, le Joie Gras de Jay & Joy ou encore le VEG’gras de Senfas, n’en sont que quelques exemples et Alexis Gauthier, chef français étoilé au Michelin, a également élaboré pour Peta une recette de faux gras, qu’il décrit comme étant « une délicieuse terrine, riche et goûteuse, qui rappelle le foie gras, mais sans la souffrance, la torture et la mort d’ordinaire impliquées ».

L’association propose par ce biais une solution qui assurerait une source de revenu bien plus stable aux employés de la filière, sans crainte de « dépopulations » à répétition de leurs élevages et la possibilité pour eux de se lancer dans une activité lucrative, éthique et bien moins incertaine que la production d’organes d’oiseaux malades.

Le texte complet de la lettre envoyée par l’association est disponible ici ainsi que ci-dessous. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com ou suivez les dernières actualités de l’association sur FacebookTwitter ou Instagram. »