Latour-de-France/ L’avenir de la maison de santé : quoi faire ?

Publié le 15/09/2022

C’est ainsi que nous pourrions résumer la réunion qui s’est tenue ce mercredi 14 septembre à 18 h à Latour-de-France au théâtre de verdure. À cette occasion, une assistance nombreuse s’est réuni à l’appel du maire de la commune, Marc Carles. De nombreux maires du Fenouillèdes étaient également présents ou représentés.



Le problème douloureux, de la désertification du monde rural en matière de santé, était à l’ordre du jour de cette réunion. Cette dernière, devait exprimer le désarroi, l’angoisse croissante de la population du Fenouillèdes devant le désert médical qui se met en place et contre lequel, les élus se sentent démunis.



Marc Carles, le maire, bien documenté sur ce problème récurrent




Voilà des mois que cette question essentielle, d’évidence, hante les jours et les nuits du maire de Latour-de-France. C’est l’existence même, de la maison de santé dans sa commune, qui est à l’ordre du jour. Mais l’existence de cette maison est aussi un des problèmes majeurs de la Communauté de communes de l’Agly Fenouillèdes dont Charles Chivillo, maire de Maury, Conseiller départemental est président.

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Charles Chivillo, maire de Maury, président de la Communauté de communes Agly-Fenouillèdes, Conseiller départemental.



Le moins que nous puissions dire, est que Marc Carles maîtrise le problème des budgets, de leurs fonctionnements. C’est ainsi, en donnant les chiffres adéquats, qu’il peut déterminer que 240 000 euros seraient nécessaires à l’embauche de deux docteurs. Même si des subventions venaient aider, elles ne seraient jamais à la hauteur du budget nécessaire. Pour lui, il serait dangereux d’engager la commune, l’agglo, dans cette démarche.

Ceci d’autant, comme il devait le préciser à la suite de nombreuses rencontres avec des professionnels, « qu’une surenchère risque fort de voir le jour par rapport aux salaires proposés ». En effet, ce serait une véritable catastrophe pensons-nous, car cela équivaudrait à accélérer la cadence, pour que la santé devienne une marchandise que l’on peut négocier.

Pour lui, les choses sont claires comme il devait l’exprimer : « La santé relève de la responsabilité de l’Etat et nous, élus, nous débattons dans une situation très compliquée qui sur le fond n’est pas de notre compétence ». Charles Chivillo, devait lors de son intervention, tenir des propos similaires.

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Le théâtre de verdure transformé en agora.





La discussion ouverte




Laissant la parole à l’assistance, de nombreux participants devaient intervenir. Les propos devaient aller dans le sens de l’interrogation : « Pourquoi le salariat de médecins n’est-il pas envisagé ? ».

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Les interventions des participants se succèdent.



Une légitime interrogation dirons -nous, dont Marc Carles à donné en partie les réponses, dans ses diverses interventions. Une chose, cependant, est à remarquer dans la discussion : la volonté de soutenir les élus pour aller demander au tenant du pouvoir politique, en l’occurrence monsieur le préfet, de s’investir rapidement et efficacement pour régler la situation de la maison de santé de Latour-de-France. C’est peut-être cela la responsabilité des élus aujourd’hui sur ce problème donné : organiser les populations, faire en sorte que cette dernière se mobilise. Ainsi, lui permettre d’exprimer son ressenti pour aller dans le bon sens en matière de santé dans le Fenouillèdes.

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La population a largement répondu à l’invitation du maire de la commune.



Pourquoi pas en effet, une manifestation devant la préfecture, avec les élus ceints de leurs écharpes tricolores, largement soutenus par la population. De cette manière, la démonstration serait faite que les citoyens ne veulent pas d’une santé au rabais, ne veulent pas d’une médecine à plusieurs vitesses, ne veulent pas d’une santé devenue une marchandise. Ceci dans le cas du Fenouillèdes, mais plus largement au niveau départemental, régional et national.

Envisager les actions futures allant dans ce sens, ne serait-elle pas la manière pour faire converger toutes les bonnes volontés et elles sont nombreuses, venant de la part des élus, mais aussi de la population ?

La question est posée.



Joseph Jourda