Les roches brunes à Collioure/ Un luxe hôtelier et gourmand haut-perché en Côte Vermeille

Publié le 31/05/2021

L’hôtel-restaurant « Les roches brunes »*, situé sur les hauteurs de Collioure en s’évadant sur la route de Port-Vendres, a ouvert ses portes pour Pâques, en lieu et place de l’ancien établissement « Les Caranques ». Il est le joyau qui manquait au collier de perles de la Côte Vermeille.

Vous pouvez le couvrir de tous les superlatifs – éblouissant, enchanteur, extraordinaire, magique, magnifique, merveilleux, paradisiaque… -, il en manquera toujours un pour qualifier ce lieu presque irréel tellement splendide et surprenant. Même des Colliourencs pure-souche, pur-jus, ancrés dans le passé sur plusieurs générations, reconnaissent qu’ils découvrent aujourd’hui le site, d’une beauté naturelle divine.

Où que vous soyez positionné dans « Les roches brunes », le panorama sur la Grande Bleue est époustouflant. De toutes les pièces – chambres, salle à manger, coursives – on en prend plein la vue, jusqu’à Leucate : une fenêtre s’ouvre sur la Méditerranée, comme si nous étions sur un bateau, comme si nous effectuions une randonnée marine quelque part entre la mer Ionienne et la mer Egée, entre l’Orient byzantin et l’Occident catholique et, justement, ça surplombe bien : face à soi, c’est le Château Royal de Collioure, son célèbre clocher les pieds dans l’eau, qui défilent. La carte postale est idyllique. Il n’y a plus que le timbre à poster…

Un couple de Catalans aux commandes

Isabelle Courty et Cédric Siré ont réveillé l’endroit pour l’aménager en hôtellerie de luxe. Elle, Isabelle, bien qu’exilée un temps à Toulouse, est Catalane ; elle a toujours passé ses vacances familiales à Collioure, depuis sa plus tendre enfance. Lui, Cédric, est le fils de l’ancien député-maire et conseiller général de Saint-Laurent-de-la-Salanque, le docteur Fernand Siré. Leurs chemins se sont  croisés à Collioure. Où, de toutes façons, lorsque on les connaît, ils devaient se rencontrer, se retrouver, se réaliser. Eux seuls, et c’était sans aucun doute écrit quelque part sur leurs itinéraires professionnels respectifs, pouvaient entreprendre un tel défi pour faire aboutir ce projet hôtelier plein de couleurs et de saveurs à la hauteur des artistes-peintres-créateurs du fauvisme. A l’époque, déjà, des influenceurs dans la peinture, comme Isabelle et Cédric le sont aujourd’hui dans un certain art de vivre qui devrait rapidement devenir un style et une tendance, une marque de fabrique sur cette partie rocheuse de la Côte Vermeille.

L’hôtel se compose de dix-huit chambres, il a ouvert ses portes pour le week-end de Pâques et depuis fonctionne tous les week-ends en attendant la sortie de crise coronavirus.

Denny Imbroisi signe la carte

Le restaurant est fermé, seul un room-service est assuré en chambre et le menu du samedi soir, par exemple, donne déjà un avant-goût de ce que sera le climat culinaire de cette table résolument gastronomique lorsqu’elle pourra fonctionner : carpaccio de dorade aux agrumes, pâtes fregola aux morilles et asperges, la milanaise de « Mamma » (le nom du restaurant) aux petits légumes, rousquille à l’italienne.  Denny Imbroisi** et Antoine Cormoretto sont les chefs d’orchestre talentueux de ce piano gourmand dont les notes s’inspirent de la cuisine méditerranéenne, avec une forte consonnance italienne. S’il fallait – juste pour vous convaincre définitivement de leur talent et vous mettre en bouche l’excellence de leurs bons petits plats – s’il fallait donc en rajouter sur leur pedigree : tous les deux ont été formés chez William Ledeuil et Mauro Colagreco. Ils ont tous les atouts en mains pour nous servir un show culinaire !

L’équipe des Roches brunes, c’est également Elsa Manelphe de Wailly, la directrice de l’hôtel (elle tient avec son époux le restaurant « Pampa », rue de la Révolution française à Perpignan). Elsa et Isabelle se sont connues en 1re année d’Hypokhâgne.

*Les roches brunes :https://hotel-lesrochesbrunes.com/

**Denny Imbroisi : l’ex Top Chef est déjà à la tête de trois restaurants à Paris : l’Ida, l’Epoca et Malro (dans le Marais). Fidèle à ses origines italiennes, Denny Imbroisi est (re)connu dans la capitale et à l’international pour ses pâtes fraîches, ses pizzas servies sur la plaque… et ses viandes cuites au four à bois. Une cuisine méditerranéenne qu’il décline à l’infini. Tout ce qu’il investit se transforme vite en plat unique qui porte sa griffe et la générosité de son talent. C’est : « waouh ! ».