Lutte contre les violences faites aux femmes : le Département agit au quotidien !

Publié le 26/11/2021

Hermeline Malherbe a présenté l’action du Département à l’occasion de la visite de l’accueil de jour L’Escale à Perpignan.

Mardi 23 novembre, la Présidente du Département des Pyrénées-Orientales Hermeline Malherbe a rencontré des bénévoles et des femmes victimes de violences conjugales à l’accueil de jour L’Escale à Perpignan avec Françoise Chatard, Conseillère départementale déléguée en charge de l’égalité.

Elle a été accueillie par Françoise Llaurens, la Présidente de l’association Apex qui gère l’accueil de jour. En 2021 dans les Pyrénées-Orientales, 2 femmes ont été tuées par leur conjoint et 101 femmes en France. Le nombre de victimes de violences conjugales enregistré dans les Pyrénées-Orientales en 2020 par les services de police et de gendarmerie est compris entre 4,6 et 6,6 pour 1000 femmes. Le Département soutient financièrement l’accueil de jour depuis 2013 à hauteur de 333 703€. Face à la hausse des violences faites aux femmes (pour un tiers des victimes, les violences ont commencé pendant la période de confinement du printemps 2020), le Département soumettra à la Commission permanente du 16 décembre prochain un soutien financier plus important à l’accueil de jour.

A cette occasion, Hermeline Malherbe a déclaré : « Il est nécessaire de faire un travail de fond pour lutter efficacement contre les violences faites aux femmes. Je viens d’échanger avec un groupe de femmes victimes de violences. Reconnaître que l’on est victime, ce n’est pas évident. C’est pour cela que le Département des Pyrénées-Orientales s’est emparé de ce sujet encore tabou, mais malheureusement très répandu en agissant directement auprès des femmes victimes de violences et en faisant également de la prévention. Notre action part des interventions en milieu scolaire, en passant par l’accueil, l’écoute et l’accompagnement par les agents des services sociaux et médico-sociaux des huit Maisons sociales de proximité (Msp) et des antennes aux huit logements d’urgence qui ont été créées sous ma présidence par l’Oph 66. Je peux également citer les outils que nous avons conçus, tel le dépliant d’informations pratiques en format carte qui se glisse dans la poche développé avec des femmes victimes ou le violentomètre, pour mesurer si sa relation amoureuse est basée sur le consentement et ne comporte pas de violences. Le Département a lancé une grande campagne de prévention, parce qu’au-delà des femmes victimes, nous sommes tous concernés. »

Le Département agit directement auprès des femmes victimes de violences

Le Département se mobilise en intervenant largement au plus près des femmes victimes de violences. Les huit Maisons sociales de proximité (Msp) et leurs antennes proposent accueil, écoute et accompagnement menés par des travailleurs sociaux, des permanences spécialisées en partenariat avec l’association Apex. En cofinançant des postes de travailleurs sociaux pour accueillir et orienter les femmes victimes au sein des commissariats et gendarmeries et en proposant un hébergement d’urgence en foyer maternel pour l’accueil des femmes enceintes, des femmes avec un ou des enfants de moins de trois ans ayant subi des violences, le Département apporte la réponse la plus adaptée aux problèmes que rencontrent les femmes, victimes de violences conjugales en soutenant également les associations.

Le Département mène une politique de prévention

Le Département a créé en 2014 l’Observatoire départemental des violences envers les femmes (Odvef 66) réunissant l’ensemble des acteurs intervenant dans le champ des violences faites aux femmes afin de mettre en œuvre des actions concrètes et d’associer des femmes, victimes de violences pour mieux travailler la prévention. Des actions de prévention des violences sexistes sont menées en milieu scolaire. Et les équipes sociales et médico-sociales du Département sont sensibilisés pour mieux accompagner les femmes. Des ateliers d’autodéfense sont organisés.

Le Département accompagne le dispositif des bracelets connectés App-elles permettant aux victimes de violences conjugales de lancer des alertes aux proches et aux secours et trouver de l’aide ainsi que le dispositif Téléphone Grave Danger par lequel le téléphone dispose d’une touche dédiée permettant à tout moment de joindre une assistance en cas de danger. Des dispositifs qui ont fait leurs preuves et sont efficaces pour protéger les victimes de leur agresseur.

Les actions de prévention de la prostitution du Mouvement du Nid sont également accompagnées.

Des outils pratiques pour prévenir ou accompagner les femmes, victimes

✔ La carte dépliable au format de poche donnant des informations pratiques et des numéros utiles créée avec des femmes victimes de violences conjugales ;

✔ Le violentomètre (ci-dessous) pour mesurer si sa relation amoureuse est basée sur le consentement et ne comporte pas de violences

Lancement d’une campagne de prévention depuis le 24 novembre

Le Département diffuse dans les médias (affichage, presse, réseaux sociaux et internet) et dans les accueils aux publics (Maisons sociales de proximité et autres services publics du Département) une grande campagne de prévention contre les violences faites aux femmes.

Cette campagne se décline autour de trois visuels évoquant plusieurs situations de violences s’exerçant tant dans la sphère publique que privée (violences physiques, agissements sexistes, agressions sexuelles). Un message fort : Arrêtons les violences suivi du numéro d’appel gratuit : le 39 19. Cette campagne se décline également en spot radio dénonçant les violences au sein du couple.

Violentometre