Louis Aliot répond aux accusations de La Bressola qui affirme que Perpignan« entrave » le projet de lycée et collège

Publié le 15/10/2021

« En tant que Maire de Perpignan, je m’inscris en faux contre les allégations des responsables

de La Bressola qui accusent la Ville de Perpignan de vouloir « entraver » le projet de lycée et

collège.



Dès ma prise de fonction au mois de juillet 2020, je me suis rendu sur ce site dont j’ai mesuré

le caractère remarquable sur le plan patrimonial, historique et culturel. C’est la raison pour

laquelle ce bâtiment a été identifié comme un des immeubles devant être sauvegardés par

la collectivité. Cet objectif de préservation du patrimoine perpignanais est le seul et unique

motif à l’origine de la décision de préempter le couvent des Clarisses.



Voici plusieurs mois j’ai rencontré les responsables de La Bressola qui m’ont, c’est vrai, indiqué

leur souhait de créer un établissement de secondaire sur Perpignan. Mais jamais ils ne m’ont

évoqué ce lieu. Nous avons en revanche parlé des anciens locaux du GRETA et du site

Percier.



La Ville de Perpignan s’étonne que les responsables de la Bressola l’accusent d’avoir fait

échouer une procédure de vente pour la sanctionner alors même que l’association a

volontairement mené cette procédure sous anonymat.



Autrement dit, quand la Commune a préempté le couvent des Clarisses, elle ne pouvait en

aucun cas savoir que La Bressola cherchait à l’acheter.




Nous ne pouvions d’autant moins l’imaginer que les services de l’urbanisme avaient

précisément informé les responsables de la Bressola de l’impossibilité d’obtenir un

changement de destination du lieu en raison du risque élevé d’inondations dans cette zone.

Cette accusation lancée médiatiquement contre la Ville de Perpignan est d’autant plus

infondée que notre collectivité apporte un soutien financier massif à cet établissement privé.




Outre le forfait scolaire légal de 190 000 euros, la Ville met à disposition, à titre gracieux,

l’ensemble des locaux d’enseignement ; ce qui constitue un régime d’exception par rapport

aux autres établissements privés de la ville.




La polémique que certains tentent d’alimenter ne résiste donc pas à la réalité financière qui,

elle, démontre tout le soutien que le Ville apporte à l’enseignement du Catalan.
«