Le 17 octobre 1961 le préfet de Paris torture et emprisonne les Algériens qui ont survécu à la noyade

Publié le 18/10/2022

Libre Pensée 66 nous communique l e12 octobre 2022 :

« Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par le gouvernement de l’époque dont le Premier ministre, Michel Debré, était hostile à l’indépendance de l’Algérie, et le Préfet de Police Maurice Papon sous ses ordres. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance, et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la « force de police auxiliaire » – ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de polices parisiennes.



61 ans après la vérité est partiellement en marche. Mais le terme de crime n’est pas repris et les responsabilités ne sont pas clairement définies. Nous demandons une parole claire aux autorités de la République, au moment où certains osent encore continuer de parler des

« bienfaits de la colonisation », à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République, à honorer les criminels de l’OAS.

La Libre Pensée 66 s’est rendue en délégation LUNDI 17 OCTOBRE à 17H à la Préfecture de Perpignan pour y déposer une déclaration reprenant l’ensemble des mesures réclamées par toutes les associations (dont la Fédération Nationale de la Libre Pensée), syndicats, partis politiques qui se rassembleront sur le Pont Saint-Michel ce même jour 17 octobre à Paris.



Ce n’est qu’au prix de ces mesures que pourra disparaitre la séquelle la plus grave de la guerre d’Algérie, à savoir le racisme et les discriminations dont sont victimes aujourd’hui nombre de citoyennes et de citoyens, ressortissants d’origine maghrébine ou des anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières.



On ne construit pas la démocratie sur des mensonges ou des occultations. »