« Obliger les enfants à porter le masque toute la journée sur près de 2 ans : c’était bien un choix politique et non scientifique »

Publié le 11/03/2022

Le collectif Sommation Interpellative Occitanie s’associe à la démarche des Parents Atterrés contre l’obligation faite à 5 millions d’écoliers du public et du privé de porter le masque toute la journée depuis 16 mois. Claire Harlez, coordinatrice du collectif Sommation Interpellative Occitanie, nous communique avec prière d’insérer :

« Le collectif des Parents atterrés a coordonné les actions en justice de centaines de parents de toute la France (84 départements) : une en Référé Suspension (mai 2021 déboutés le 1er juin) et une en Excès de Pouvoir devant le Conseil d’Etat (mai 2021, en cours) aux fins d’annulation des décrets ordonnant la mesure précitée, et une autre le 1/12 dernier devant la Cour Européenne des Droits de l’homme pour violation des droits à la santé et à l’instruction des enfants.

Le dernier mémoire en réplique (PJ) déposé par les parents le 24 février dernier dans la seconde instance du Conseil d’Etat porte l’essentiel des arguments, eux-mêmes étayés par 98 documents. Il permet de mesurer les impacts, apparents et cachés, du masque sur la santé des enfants et sur leurs apprentissages.

Ce document, confronté à celui du 1/12/2021 produit par le Gouvernement (PJ), permet aussi de voir à quel point le Gouvernement a fait et fait encore barrage contre toute analyse de la question, pourtant si lourde, aussi bien au regard du coût payé par les enfants qu’en ce qui concerne le bénéfice que la population en aurait retiré contre l’épidémie. On a ainsi porté atteinte à la santé physique et mentale de 13 millions d’enfants masqués (avec 8 millions de collégiens et de lycéens) sans jamais engager la moindre étude statistique comparant les taux de contamination entre une population d’enfant masqués et une autre qui ne l’aurait pas été pendant une période choisie.

Pour faire bref, l’Administration et les Gouvernants n’auront même pas cherché à construire quelque connaissance que ce soit de la sinistre expérimentation qu’ils ont réalisée sur ces millions d’enfants pendant une période interminable.

L’aberration – et l’arbitraire – se poursuit aujourd’hui alors que la proximité des élections présidentielles suspend les principales mesures sanitaires et, très heureusement, le masque à l’école à partir du 14/03 : depuis début mars le taux d’incidence se maintient au dessus de 500…soit plus de 10 fois supérieur à celui présenté comme justifiant le passage et le maintien au niveau 2 du protocole sanitaire (au-dessus d’un taux de 50 : port du masque obligatoire toute la journée dans les locaux scolaires selon le protocole sanitaire).

Une Tribune publiée le 3 décembre par un journal de référence titrait « Faire porter le masque aux enfants est un choix politique et non scientifique »[i]. La boucle est bouclée.

Déjà, la population se rassure après les annonces gouvernementales, aussi facilement qu’on l’avait effrayée au point que, début 2022 encore, les parents pratiquent sur leurs enfants tous les deux jours des tests naso-pharyngés (sauf à interdire leur accès à l’école, lorsqu’un cas de Covid s’était déclaré dans leur classe), alors que ces tests sont des actes médicaux dont l’Académie de Médecine rapportait le caractère délicat et dangereux dans un communiqué du 8/04/2021 (PJ).

La position des parents se résume en 3 mots : PLUS JAMAIS CA.

Les Parents l’ont maintes fois répété depuis près de 2 ans : leur position a toujours été de protéger la santé des enfants. Si le masque, un jour, était nécessaire, ils l’accepteraient évidemment.

Dès maintenant, les parents vont se tourner vers toutes les parties intéressées qui ont montré leur souci de la santé des enfants pour construire une méthode qui garantisse que les coûts et les avantages de la mesure critiquée soient réellement analysés avant de la décider, et qu’ils soient pesés en permanence de façon à la lever au plus vite lorsque les coûts dépassent les avantages. L’enjeu (seulement…la santé physique et mentale des enfants et leur accès à l’instruction), vaut qu’on s’en donne la peine. Comme les personnes rémunérées par l’argent public et responsables de ce travail n’ont pas daigné s’en charger (les enfants et les parents ne les remercient pas), la société civile, elle le fera. »

Communiqué de l’académie de médecine

Mémoire réplique CE

Mémoire en défense Gouvernement REP décembre 2021