Journée mondiale de l’Avc ce 29 octobre

Publié le 29/10/2021

A l’occasion de la journée mondiale de l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) le 29 octobre, l’Ars Occitanie réaffirme la nécessité de mieux connaître les signes et l’importance d’une prise en charge rapide et adaptée et témoigne de son soutien aux professionnels et aux patients.

Les principaux signes à connaître et reconnaître

– déformation de la bouche (exemple : grimace ou sourire non symétrique)

– faiblesse d’un côté du corps, bras et/ou jambe (exemple : lorsqu’on demande à la personne de lever les deux bras, l’un des bras ne peut être levé ou retombe)

– troubles de la parole (exemple : lorsqu’on demande à la personne de répéter une phrase, elle a des difficultés à parler ou à comprendre)

Fréquent et grave l’AVC n’est pas une fatalité

Face à cette pathologie fréquente et grave qui touche plus de 40 adultes chaque jour en Occitanie, l’Ars rappelle que l’Accident Vasculaire Cérébral est une urgence absolue. Parmi les victimes quotidiennes d’un AVC, 5 décèdent en phase aigüe et 6 ont moins de 60 ans.

Des traitements existent mais ils doivent être mis en œuvre le plus rapidement possible après le début des symptômes, car leur efficacité est limitée aux premières heures. Un diagnostic précoce et une prise en charge rapide sont primordiaux pour permettre de réduire la mortalité de 30 % et limiter la gravité des lésions et leurs conséquences.

Informer et sensibiliser pour une meilleure prise en charge

Mieux informer et sensibiliser le plus grand nombre est impératif afin de repérer les signes et orienter les victimes d’un AVC le plus rapidement possible dans la filière de prise en charge spécialisée et ainsi éviter les décès et diminuer les séquelles.

La prise en charge de l’AVC repose sur des filières territoriales regroupant une pluralité de professionnels : services d’urgence, unités spécialisées, structures de réadaptation et de réinsertion. L’Ars Occitanie accompagne ces professionnels et favorise leur coordination, notamment à travers :

– une journée des urgences neurovasculaires réunissant urgentistes et neurologues afin de partager et d’échanger sur les actualités et les protocoles de prise en charge, dans une démarche de meilleure coordination des acteurs. La 1ère journée se tiendra début décembre.

– une journée paramédicale de l’AVC, avec conférences et ateliers pratiques, visant à actualiser les connaissances thérapeutiques et améliorer l’accompagnement et la prise en charge des patients. Les 4èmes journées ont réuni près de 130 professionnels début octobre.

Prévenir le risque d’AVC et éviter les récidives

Pour le grand public et les patients, l’Ars valorise les actions visant à prévenir le risque d’AVC et éviter les récidives. Ainsi, elle accompagne financièrement la création d’un outil numérique interactif en libre accès (porté par le Chu de Toulouse) comprenant une plateforme informative, éducative et participative et un enseignement en ligne (Mooc), sous forme d’exercices interactifs et de vidéos destinés à accompagner les victimes d’AVC et leurs aidants au quotidien (https://www.tout-savoir-avc.com).

L’AVC est une urgence absolue

150 000 personnes sont victimes d’un AVC chaque année en France, soit un toutes les 4 minutes : plus de 110 000 sont hospitalisées et 30 000 en décèdent.

L’AVC est :

– la 1ère cause de handicap acquis de l’adulte

– la 2ème cause de démence après la maladie d’Alzheimer

– et la 3ème cause de mortalité (1ère cause chez la femme)

Que faire face à une suspicion d’AVC ?

Appeler le 15, le Samu Centre !

Comment prévenir les facteurs de risque de l’AVC ?

Pour une alimentation moins salée et mieux équilibrée, la lutte contre le surpoids et la pratique d’une activité physique régulière, l’arrêt du tabac, la réduction de la consommation d’alcool, sont autant d’actions qui diminuent les risques d’hypertension artérielle, d’obésité, de diabète, d’hypercholestérolémie pouvant favoriser la survenue d’un AVC.

Pour que l’AVC ne soit pas une fatalité, agissons :

– prévenons les facteurs de risque

– appelons le 15 en cas de suspicion d’AVC.