Swimrun Côte Vermeille : à la rencontre de ces passionnés qui s’élancent entre terre et mer

Publié le 29/04/2022

Plus de 1 100 concurrents sont attendus pour la 7e édition disputée le samedi 18 juin prochain sur la Côte Vermeille. Au cœur d’un des plus beaux décors des Pyrénées-Orientales, les passionnés de running et de natation en eau libre s’affronteront dans un esprit bienveillant et solidaire. À l’image de Pamela, Isabelle, Marine, Charly, Patrick, tous sont avides de se dépasser, de tout donner et de vivre une aventure unique. Ils racontent.

Marine Beaury : «un état d’esprit qui n’empêche pas de donner le meilleur» 

36 ans, résidente en Haute-Garonne

3e participation, 1ère aux championnats du Monde

« J’étais semi-professionnelle en athlétisme (400m, 800m) et nous cherchions une activité commune à faire avec mon mari qui est davantage nageur. Ce que j’aime le plus avec le Swimrun, c’est le fait d’être en pleine nature, sans barrière et de ne pas être focalisée sur le chrono comme en piste. Et puis on est en binôme, on s’entraide et on peut même s’arrêter si l’un des participants à un problème physique.. Cet état d’esprit me plait et cela n’empêche pas d’être compétitive et de se battre pour donner le meilleur. Avec ma binôme, Emily Comyn, on se complète bien : c’est une ancienne championne de ski de fond qui fait beaucoup de natation.. Nous faisons partie des meilleurs binômes femmes en France et on s’entraîne beaucoup – je fais 10 km de nage par semaine – et l’objectif de la saison, c’est de finir dans le ‘top 5’ des championnats du monde en Suède en septembre prochain. À la Swimrun Côte Vermeille, on vise la victoire ! »

Patrick Gibbins : « une histoire de famille »   

53 ans, résident dans l’Hérault

2e participation

« Pour nous qui sommes franco-britanniques, la Swimrun est une affaire de famille. Nous avons fait un peu de triathlon mais ce que l’on aime, à la Swimrun, c’est qu’il n’y a pas de vélo (rires) ! L’an dernier, nous y avons participé avec mon fils de 18 ans, Kevin, et nous nous sommes imposés. Ce qui est particulièrement intéressant sur ce Swimrun, c’est le fait de courir en binôme, cela renforce les liens et permet de vivre de vrais moments de partage. Nous avons un vrai atout en étant davantage nageurs que runners : tout le monde peut courir mais il y a en a moins qui savent bien nager. Ça nous permet de prendre pas mal d’avantage à chaque fois ! Cette année, j’y participerai avec mon autre fils, Henry. Pour être prêt, je m’entraîne 12 heures par semaine, en essayant de courir 30 km et de faire 3 à 4 séances de triathlon. Et on a déjà hâte d’y être ! » 

Pamela Masse : « l’un des plus beaux moments de ma vie »  

40 ans, résidente dans les Pyrénées-Orientales

2e participation

« Atteinte de sclérose en plaque et n’ayant l’usage de mes jambes, je me suis toujours battue pour démontrer que les personnes qui étaient atteintes de handicap pouvaient se mêler aux côtés des valides. Après avoir été longtemps membre de l’équipe de France paralympique de badminton, j’ai découvert le Swimrun grâce à l’association ‘CouRires 66’. En 2019, nous avons décidé de nous lancer dans cet incroyable défi. Je dis ‘nous’ car tout y a été collectif : le prêt du matériel par l’association et surtout la présence d’une quinzaine de personnes qui a réalisé tout le parcours avec moi. Cela a été une aventure humaine extraordinaire. Je n’avais jamais nagé en eau vive et pourtant tous m’ont encouragé, ont fait preuve de bienveillance et m’ont soutenu pour qu’on aille au bout, ensemble. Il s’agit d’un moment de partage très fort, sans doute l’un des plus beaux de ma vie. Dès l’arrivée, nous avions envie d’y revenir. Et même si mon état de santé se dégrade, je suis très heureuse d’être à nouveau sur la ligne de départ. » 

Isabelle Le Nouvel : « Un souvenir très émouvant »  

50 ans, résidente dans le Morbihan

5e participation

« Nous faisions du triathlon avec mon mari et nous avions envie de participer à une course. En 2017, on m’a détecté un cancer du sein. Malgré un traitement assez lourd, je tenais à continuer le sport et à y participer pour montrer que l’on peut relever des défis et aller au bout de soi-même dans ces circonstances. Lorsque nous avons franchi la ligne d’arrivée, j’étais à la fois fatiguée et tellement fière. On s’est pris longtemps dans les bras, nous avons pleuré et je suis toujours émue à l’évocation de ce souvenir. L’année suivante, nous sommes revenus et on s’est imposé, le symbole était fort. Depuis, nous venons chaque année avec mon mari. C’est l’occasion de nous retrouver tous les deux en amoureux, on en profite pour dormir dans un bel hôtel et aller au restaurant. Nous n’y allons pas pour viser une performance mais pour passer un bon moment et aller au bout. On prend beaucoup de plaisir à le faire à deux et à arpenter cette côte magnifique, entre Banyuls et Argelès-sur-Mer. » 

Charly Hodenq : « à 70 ans, un sacré défi ! »

70 ans, résident dans les Pyrénées-Orientales

2e participation (et 1ère dans l’organisation)

« Pouvoir être sur la ligne de départ à 70 ans, c’est un sacré défi, le signe que je suis encore en bonne forme et en bonne santé ! (rires) Afin d’aller au bout, il faut une bonne hygiène de vie.. J’ai pratiqué du sport tout au long de mon existence. J’ai été professeur de boxe française, j’ai joué au tennis, été éducateur sportif… J’ai toujours défendu les valeurs du sport et tenu à les inculquer aux plus jeunes. Quand je suis arrivé à Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) il y a une dizaine d’années, j’ai rejoint le club de triathlon et j’ai voulu participer à la Swimrun. Ce qui est marquant, c’est l’ambiance, la solidarité entre les participants, le plaisir de partager un moment fort et de profiter de paysages magnifiques. Nous sommes vraiment au cœur de la nature et c’est particulièrement agréable. Je m’entraîne quatre fois par semaine. À mon âge, on ne recherche pas la performance mais ça permet de se maintenir et de se socialiser. Le sport et le Swimrun, c’est un vrai plus pour vieillir plus lentement !  » 

EN QUELQUES CHIFFRES

  • 5épreuves
  • 7e édition
  • 1100 concurrents
  • 32 nationalités représentées
  • 10 ans (l’âge du plus jeune, 70 ans (l’âge du doyen)
  • 200 bénévoles (120 pour la partie terrestre, 80 pour la partie aquatique)
  • 38% de femmes parmi les participants
  • 72% des concurrents ont entre 25 et 49 ans
  • 79 département français représentés
  • 20% des participants sont licenciés de laFédération de Triathlon,10% de laFédération de Natation (FFN),10% de laFédération d’athlétisme (FFA)et les sportifs confirmés ou amateurs non affiliés à une fédération.